Publié le lundi 16 mars 2009

Dernière heure: Le Red Bull Crashed Ice de retour l'an prochain

16 03 2009

( Québec Hebdo par Nicolas Bégin ) - Après avoir parlé aux dirigeants du Red Bull Crashed Ice dimanche soir, Régis Labeaume confirme le retour de l’événement à Québec en 2010, dans la côte de la Montagne.

«La mobilisation a pesé très lourd dans cette décision», souligne le maire, sans toutefois avoir de chiffres de vente de Red Bull en main.

«Nous avons notre opinion juridique de la Ville, affirme-t-il au sujet des menaces de recours devant les tribunaux. Eux (Red Bull) ont vérifié leurs affaires. À la lumière de ce qu’ils ont eu comme réponse, c’est suffisant pour les sécuriser et leur faire prendre cette décision.»

Après trois semaines de discussions, la Ville de Québec et Red Bull débuteront maintenant la phase des négociations.

La Ville et Gestev, producteur de l’événement, travaillent depuis trois semaines pour présenter des mesures d’atténuation aux citoyens touchés. «Red Bull tient aussi à ça», mentionne-t-il.

Quand tout sera prêt, le maire veut rencontrer le Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ).

«On pense qu’on va beaucoup améliorer la situation, indique Régis Labeaume. Nous avons été très sérieux dans le travail qui a été fait.»

«Je souhaite que ça leur plaise parce que nous ça nous plaît, ajoute-t-il. Sincèrement, j’ai bon espoir d’une entente avec le comité des citoyens.»




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

16 03 2009

Prévisions émises à : 15h45 HAE le lundi 16 mars 2009

Ce soir et cette nuit

Dégagé. Minimum moins 11.

Mardi

Ensoleillé avec passages nuageux. Maximum plus 3. Indice UV de 3 ou modéré.

Mardi soir et nuit

Quelques nuages. Ennuagement graduel au cours de la nuit. Risque de pluie verglaçante au cours de la nuit. Minimum moins 1.

Mercredi

Pluie. Maximum plus 5.

Jeudi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 2. Maximum plus 5.

Vendredi

Ensoleillé. Minimum moins 13. Maximum moins 3.

Samedi

Ensoleillé. Minimum moins 13. Maximum moins 1.

Dimanche

Ensoleillé. Minimum moins 8. Maximum plus 1.




Fusillade en Allemagne: enquête contre le père du tueur

16 03 2009

( Agence France-Presse - Berlin ) - Le parquet allemand a ouvert une enquête contre le père de l'adolescent qui a tué 15 personnes la semaine dernière, pour avoir laissé une arme à sa portée alors qu'il souffrait apparemment de dépression.

«Il existe des présomptions concrètes d'homicide involontaire», a déclaré à l'AFP Nick Brenner, un porte-parole de la police de Waiblingen (près de Stuttgart, sud-ouest de l'Allemagne), qui mène l'enquête sur cette tuerie.

Les enquêteurs pensent que Tim Kretschmer, 17 ans, s'est procuré l'arme du crime, un pistolet Beretta 9 mm, dans la chambre de ses parents. Les détenteurs d'armes sont tenus de les garder sous clé.

S'il s'avère que l'adolescent souffrait de troubles psychologiques, le père, Jörg Kretschmer, pourrait être mis en examen pour homicide involontaire, selon les enquêteurs. Il risquerait alors jusqu'à cinq ans de prison.

Tim Kretschmer a tué mercredi neuf élèves et trois enseignantes dans son ancien collège à Winnenden, près de Stuttgart, avant d'abattre trois autres personnes et de se suicider.

Son père possédait légalement 15 armes, toutes sous clé, à l'exception du pistolet Beretta qui, selon les enquêteurs, se trouvait dans sa chambre.

«Il y a des indications selon lesquelles les parents étaient au courant des problèmes de santé de leur fils», a indiqué la police dans un communiqué commun avec le procureur de Stuttgart.

Tim Kretschmer avait fait état à la mi-décembre 2008 «de problèmes de santé de type dépressifs» dans un formulaire qu'il a rempli avant incorporation au service militaire, selon le communiqué.

Les parents, par l'intermédiaire de leur avocat Achim Bächle, ont démenti que leur fils ait reçu des soins psychiatriques.

Selon les autorités, l'adolescent avait eu plusieurs fois des consultations en clinique l'an dernier pour «dépression», et les médecins lui avaient recommandé de suivre un traitement.

Dans le même temps, l'adolescent, aux côtés de son père, est allé plusieurs fois s'entraîner dans un club de tir et aurait eu connaissance de la combinaison à huit chiffres de l'armoire blindée où son père entreposait, à la maison, ses armes et munitions, selon les autorités.

Outre le pistolet, l'adolescent avait emporté plus de 200 cartouches. Il en a tiré 113 au total.

Les obsèques des victimes ont commencé ce week-end dans la petite ville de Winnenden où le collège devait rester fermé toute la semaine.

D'autres écoles ont offert d'accueillir les élèves qui souhaiteraient reprendre les cours. Les examens seront probablement reportés.

Une cérémonie officielle à la mémoire des victimes sera organisée samedi prochain dans la ville, en présence de la chancelière Angela Merkel.




Nouveaux astronautes canadiens: plus que 16 candidats dont un québécois

16 03 2009

( Mathieu Perreault - La Presse ) - L'Agence spatiale canadienne a présenté ce matin à Toronto 16 candidats pour les deux nouveaux postes d'astronautes. Ils ont été choisi, au fil de huit étapes comprenant des tests et des entrevues, parmi 8000 dossiers envoyés le printemps dernier.

Un seul Québécois, David Saint-Jacques, un médecin qui travaille dans le Grand Nord québécois, et une seule femme figurent parmi les 16 candidats. Deux astronautes, et cinq ou six remplaçants potentiels si l'un de ces deux finalistes devait connaître des problèmes, seront choisis d'ici la fin mai.

Les derniers tests, des simulations d'incendie, de naufrage et de problèmes divers, ont eu lieu à la mi-février à des bases navales de Halifax et de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, et à un centre de recherches du ministère de la Défense à Toronto. Une trentaine de candidats y ont pris part.

David Saint-Jacques, qui a 38 ans et a grandi à Saint-Lambert, a une feuille de route bien remplie. Il a fait un baccalauréat en génie physique à Polytechnique, puis un doctorat en astrophysique à Cambridge en Angleterre, et enfin sa médecine à l'Université Laval. Il est professeur adjoint à l'Université McGill et est le médecin du Centre de santé Inuulitsivik, à Puvirnituq.

Lors du premier recrutement, en 1983, six astronautes ont été choisis, dont Marc Garneau et Steve MacLean. En 1992, quatre autres ont été retenus, dont Julie Payette. Seuls deux des dix astronautes choisis en 1983 et 1992 n'ont jamais volé. En tout, des Canadiens ont pris part à douze vols de la navette spatiale.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

16 03 2009

Prévisions émises à : 11h30 HAE le lundi 16 mars 2009

Aujourd'hui

Ensoleillé. Maximum moins 1. Indice UV de 4 ou modéré.

Ce soir et cette nuit

Quelques nuages. Minimum moins 7.

Mardi

Ensoleillé avec passages nuageux. Maximum plus 4.

Mercredi

Pluie. Minimum zéro. Maximum plus 4.

Jeudi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum zéro. Maximum plus 5.

Vendredi

Ensoleillé. Minimum moins 13. Maximum moins 3.

Samedi

Ensoleillé. Minimum moins 11. Maximum moins 2.

Dimanche

Ensoleillé. Minimum moins 9. Maximum plus 1.




Un total de 221 arrestations

16 03 2009

( Tristan Péloquin - La Presse ) - Le service de police de la Ville de Montréal confirme avoir arrêté un total de 221 personnes, hier, à l'issue de la manifestation contre la brutalité policière.

Du lot, 23 sont des femmes, 198 sont des hommes et on compte 41 personnes âgées de moins de 18 ans.La manifestation a commencé vers 14h, à la station de métro Mont-Royal. La grande majorité de manifestants ont été arrêtés en vertu du règlement municipal interdisant les «attroupements mettant en danger l'ordre public». Ils se sont fait remettre une contravention de 100$.

Trente-deux manifestants feront face à des accusations de nature criminelle, dont méfaits, vol, vandalisme et possession d'arme dans un dessein dangereux. Une quinzaine ont déjà été relâchées sous promesse de comparaître, alors que 18 comparaîtront aujourd'hui en cour municipale.

La police évalue à 200 000$ les dégâts causés par la foule sur son turbulent passage.




Le ciel du mois de Mars 2009

16 03 2009

( L'écliptique et la lumière zodiacale - par Louie Bernstein, animateur au Planétarium de Montréal ) - Mars est le mois du changement : nous passons à l'heure avancée; l'hiver cède sa place au printemps; et à mesure que le Soleil grimpe au nord de l'équateur, les jours s'allongent et deviennent de plus en plus doux. Mars est également la meilleure période de l'année pour observer la mystérieuse lumière zodiacale, mais il vous faudra un ciel très noir pour l'apercevoir…

La fausse aurore

La lumière zodiacale est connue et observée depuis l'Antiquité, mais le phénomène est demeuré mal compris jusqu'à la fin du 17e siècle. L'astronome et poète persan Omar Khayyam (1048-1122) l'appelait « la fausse aurore » à cause de sa ressemblance aux premières lueurs du jour. On a longtemps cru qu'il s'agissait d'un phénomène atmosphérique, mais en raison de l'orientation de la lumière zodiacale, qui s'aligne parfaitement sur l'écliptique, les observateurs ont finalement conclu que son origine se trouvait dans l'espace, au-delà de l'atmosphère terrestre. Et tandis que plusieurs savants du 17e siècle, parmi lesquels Cassini, concluaient qu'il s'agissait d'une extension de la couronne solaire, c'est le mathématicien suisse et ami de Newton, Nicolas Fatio de Duillier, qui a finalement expliqué correctement le phénomène en 1684.

La lumière zodiacale est causée par la réflexion de la lumière solaire sur des particules de poussière qui circulent autour du Soleil dans le plan de l'écliptique — le plan de l'orbite des planètes. Nous savons aujourd'hui que ces particules n'occupent pas des orbites stables : étant donné leur petite taille, elles sont progressivement freinées par la radiation solaire, ce qui les entraîne en une longue spirale vers le Soleil. Si ces particules n'ont pas été totalement éliminées il y a des millions d'années, c'est parce qu'elles sont constamment renouvelées par les poussières éjectées par les comètes et par les collisions entre astéroïdes.

Parce que la lumière zodiacale est faible (sa luminosité est comparable à celle de la Voie lactée), il est préférable de l'observer non seulement sous un ciel parfaitement noir, mais aussi lorsque l'écliptique fait un angle prononcé avec l'horizon. Cela permet à la lueur zodiacale de s'élever aussi haut que possible dans le ciel. Aux latitudes moyennes de l'hémisphère Nord, cette géométrie favorable se produit à deux moments de l'année : en février et mars, à l'ouest, après le crépuscule; et en septembre et octobre, à l'est, avant l'aube.

Deux anecdotes intéressantes : d'abord, il faut très peu de ces poussières interplanétaires pour produire la lumière zodiacale. En supposant que ces particules mesurent un millimètre et ont le même pouvoir réfléchissant que la surface lunaire, il y aurait une distance moyenne de 8 kilomètres entre chaque grain de poussière zodiacale ! Et pour les amateurs de musique rock, sachez que Brian May, le guitariste du groupe Queen, a récemment soutenu une thèse de doctorat portant sur la lumière zodiacale, pour laquelle l'Imperial College de Londres lui a décerné le grade de docteur de philosophie en astrophysique appliquée. Qui a dit que le cerveau gauche et le cerveau droit étaient mutuellement exclusifs ?

Vous pourrez observer la lumière zodiacale à l'ouest au cours des deux dernières semaines de mars, environ 90 minutes après le coucher du soleil. La pleine lune sera alors passée, laissant place à un ciel bien sombre en début de soirée. Bien des gens ne remarquent pas la lumière zodiacale, croyant qu'il s'agit simplement du crépuscule qui se prolonge. Mais lorsque vous aurez vu une seule fois ce grand triangle faiblement lumineux qui émerge de l'horizon, il restera gravé à jamais dans votre mémoire.

Étoiles et planètes

Au début du mois, Vénus domine encore le ciel en première partie de soirée. Mais cette situation avantageuse prendra bientôt fin : à compter de la troisième semaine de mars, l'éclatante planète n'apparaît plus que dans les lueurs du coucher du Soleil, et quelques jours plus tard, elle y disparaît complètement. Vénus prend toutefois part à une dernier tableau céleste : le 1er mars, on la retrouve entre le croissant lunaire et l'horizon — un spectacle magique dans un ciel où s'éteignent les dernières couleurs du crépuscule.

Pendant ce temps, Saturne repasse officiellement dans le ciel du soir. La planète aux anneaux, visible sous les étoiles de la constellation du Lion, sera à l'opposition le 8 mars. Cela signifie entre autres qu'elle sera visible toute la nuit, se levant au coucher du soleil pour se coucher au lever du jour. À l'heure actuelle, les anneaux de Saturne nous apparaissent presque exactement par la tranche, ce qui les rend plus difficiles à distinguer. Cette situation se reproduit à tous les 15 ans environ. Lorsque Galilée a observé Saturne pour la première fois en 1610, les anneaux étaient beaucoup plus inclinés : dans son télescope primitif, la planète lui semblait affublée de drôles de protubérances, semblables à des oreilles ! Ah ! Si Galilée avait pu admirer Saturne dans un instrument moderne… Voilà en fait quelque chose que vous aurez l'opportunité de faire au cours des prochains mois. Afin de connaître la prochaine occasion qui vous sera offerte d'observer Saturne, consultez le calendrier des soirées publiques d'observation organisées par le Planétarium de Montréal et divers groupes d'astronomes amateurs dans le cadre de l'Année mondiale de l'astronomie, sur le site astronomie2009.ca.

Quant aux constellations hivernales, le déplacement de la Terre autour du Soleil les entraîne inexorablement vers l'ouest. Vers la fin de mars, le Lion, la Vierge, l'Hydre et le Corbeau culminent au sud, tandis qu'Orion, les Hyades et les Pléiades s'approchent de l'horizon ouest : profitez-en pendant qu'il en est encore temps…

Bonnes observations !




Restructuration financière
Un inconnu investit 100M$ US dans AbitibiBowater

16 03 2009

( Louis-Pierre Côté - ARGENT ) - Un nouvel investisseur, dont le nom n’a pas été révélé, s’est engagé à fournir des crédits de sûreté de 100M$ US dans Abitibi-Bowater (ABH), a annoncé la société lundi.

En échange, cet investisseur recevra au plus pour 111,1M$ US de billets de premier rang à 12,5% échéant en 2014, de même qu’au plus 63,5 millions de bons de souscription visant chacun l'achat d'une action ordinaire d'AbitibiBowater à 1,25$ chacune.

AbitibiBowater indique que le montant de l'engagement de ce nouvel investisseur dépendra du niveau de participation des porteurs de billets non garantis dans le placement simultané déjà annoncé et effectué dans le cadre de la restructuration financière.

Comme il a été annoncé antérieurement, certains investisseurs ont pris des engagements exécutoires visant la souscription de 150M$ du placement simultané; au total, 250M$ des 350M$ du placement simultané font donc l'objet d'un engagement.

La proposition de refinancement prévoit l’émission de nouveaux billets, actions et bons de souscription en échange de capital impayé qui devrait permettre de réduire les dépenses annuelles en intérêt de la socité d'environ 162M$ US.

Le tire d'AbitibiBowater a terminé à 0,82$ à la Bourse de Toronto vendredi.




James Moore rencontrera le CA de Radio-Canada

16 03 2009

( Violaine Ballivy - La Presse ) - Le ministre du Patrimoine, James Moore, a l'intention de rencontrer les membres du conseil d'administration de la Société Radio-Canada au moment même où le diffuseur fait face à une perte importante de ses revenus que les conservateurs ne semblent pas enclins à combler.

James Moore a fait cette annonce jeudi lors de son passage sur le plateau de l'émission Tout le monde en parle, sans toutefois préciser la nature exacte de cette rencontre.

Or, selon une source très au fait du dossier, James Moore aurait eu l'intention de prendre part à l'importante réunion du conseil d'administration de la SRC, ce matin, au cours de laquelle la haute direction doit discuter des moyens qu'elle prendra pour combler ses pertes de revenus publicitaires pour l'année à venir.

Ce manque à gagner atteindrait de 125 à 140 millions pour 2009-2010, a aussi appris La Presse. Il risque d'entraîner des réductions de service, des pertes d'emploi et des ventes d'actifs si le gouvernement Harper ne hausse pas le budget de la SRC.

Selon nos sources, l'éventualité de cette rencontre a créé à la SRC un profond malaise qui a pris de l'ampleur après l'enregistrement de l'émission Tout le monde en parle. Vendredi, le ministre James Moore aurait pris la peine de préciser qu'il se limiterait à une «visite de courtoisie» aux membres du conseil avant le début de leurs travaux officiels. Un bandeau indiquant que la rencontre avait été annulée a même été ajouté au montage de l'émission Tout le monde en parle, diffusée hier soir, mais le bureau de James Moore et la SRC ont tous deux confirmé par la suite à La Presse que la rencontre n'avait été que reportée.

Une rencontre informelle

Selon le porte-parole de la SRC, Marco Dubé, l'initiative de cette rencontre est venue des membres du CA, dès que le ministre est entré en fonction, l'été dernier. «Ils voulaient connaître le ministre responsable de la société d'État et, pour le connaître, il faut le rencontrer, a-t-il dit. Cela fait partie de l'ordre normal des choses.»

M. Dubé affirme que James Moore rencontrera les membres du conseil en dehors des travaux habituels du CA et se limitera à des échanges à bâtons rompus avec eux. «Il n'a jamais été prévu qu'il assiste à la réunion du conseil d'administration», a-t-il affirmé hier à La Presse. Il ajoute que ce genre d'échange «n'est pas inhabituel».

C'est à la demande des membres du CA, vendredi, que le rendez-vous qui devait avoir lieu ce matin a été reporté. Le CA va se concentrer jusqu'à demain sur la direction stratégique de la SRC dans un contexte économique difficile. «Après réflexion, on a demandé le déplacement de la rencontre (avec James Moore) pour éviter toute perception indue d'influence (de la part du ministre sur le conseil de la Société)», a expliqué M. Dubé.

Le CA a proposé à James Moore de se présenter à la fin de ses délibérations, mardi soir. Toutefois, comme le ministre sera à Calgary, la rencontre a été repoussée à une date encore indéterminée.

Le bureau de James Moore n'a pas été en mesure de préciser la forme que pourrait alors prendre cette rencontre. Hier, la porte parole du ministre, Stefany Rae, a insisté sur le fait que «cela fait partie du travail de rencontrer les représentants des organisations d'État».

Pierre Bélanger, professeur à l'université d'Ottawa et expert du fonctionnement de la société d'État, estime que le ministre Moore aurait commis un impair et fait preuve d'ingérence en participant à une rencontre du CA de la SRC. «Ce n'est pas un diffuseur d'État mais un diffuseur public. Il ne répond pas de ses actes au ministre, mais devant la Loi sur la radiodiffusion.»

Pierre Bélanger se dit par ailleurs très préoccupé par la situation financière de la SRC. Ottawa a annoncé la semaine dernière la disparition du Fonds canadien de télévision, qui garantissait des investissements de quelque 100 millions de dollars.

«Ce n'est peut-être pas un hasard que le ministre accepte maintenant de rencontrer le CA, a relevé M. Bélanger. Il cherche peut-être à se donner bonne conscience.»




Trafic sur les autoroutes de la région de Québec: hausses de plus de 30%

16 03 2009

( Pierre Pelchat - Le Soleil ) - (Québec) - Les bouchons de circulation sont de plus en plus nombreux dans la région de Québec et pour cause. Depuis une dizaine d'années, on note des fortes hausses du débit de circulation dépassant même 30 % à certains endroits selon les données compilées par le ministère des Transports.

C'est le cas notamment sur l'autoroute Charest à la hauteur de l'autoroute Robert-Bourassa. De 1996 à 2007, le trafic y est plus élevé de 30,2 %. En été, il y circule 56 000 véhicules en moyenne par jour comparativement à 43 000 en 1996.La circulation est également plus dense sur le boulevard Champlain. Le nombre de véhicules qui y transitent a bondi de 27,7 %. Même constat sur l'autoroute Duplessis où le nombre de véhicules a augmenté de 20,4 % depuis 1996. Sur l'autoroute Laurentienne près de la sortie du boulevard Louis-XIV à Charlesbourg, il y a également plus de circulation. En 2007, le débit moyen par jour en été était de 80 000 véhicules en hausse de 19,4 % depuis 11 ans.

Sur la Rive-Sud, l'autoroute 20 est également beaucoup plus achalandée. Entre la sortie pour la route du Président-Kennedy et celle près de la raffinerie Ultramar, le trafic a fait un bond de 34 % depuis 1996 en moyenne sur toute l'année. Cette hausse de la circulation expliquerait la formation de bouchons dans ce secteur le matin. Une des raisons serait le développement du Mouvement Desjardins à Lévis au cours des dernières années. Sur ce tronçon, il circule 68 000 véhicules par jour en été.

Du côté ouest sur l'autoroute Jean-Lesage, c'est le même constat. Entre les sorties pour Saint-Nicolas et Saint-Étienne, le trafic a augmenté de 26,3 % en 11 ans. En été, les relevés du ministère des Transports montrent que 55 000 véhicules passent sur ce tronçon en moyenne par jour.

Points chauds

Les principaux points chauds dans la région demeurent l'autoroute Félix-Leclerc à la hauteur du boulevard Pierre-Bertrand, le pont Pierre-Laporte et l'autoroute Henri-IV. Sur Félix-Leclerc, il circule 155 000 véhicules en moyenne par jour en été, soit 2,6 % de plus qu'en 1996.

Bien que le pont Pierre-Laporte soit saturé depuis quelques années, le débit de circulation continue d'y augmenter d'année en année allongeant les périodes de congestion. Il y circule 14 % plus de véhicules en 2007 par rapport à 1996. Le débit moyen annuel par jour est de 122 000 véhicules et de 131 000 en été.

La circulation sur le pont de Québec a également augmenté. Le débit moyen en été est de 31 000 véhicules par jour en hausse de 29 % par rapport à 1996.

L'autoroute Henri-IV entre l'autoroute Charest et l'échangeur près des ponts demeure toujours fortement achalandée avec un débit estival de 90 000 véhicules par jour en 2007. Il s'agit toutefois d'une baisse de 7,2 % comparativement à 2004. Est-ce que plusieurs conducteurs auraient opté pour d'autres artères, dont Duplessis, pour éviter les bouchons de circulation sur Henri-IV? On peut le penser, mais les données de Transports Québec ne vont pas jusqu'à expliquer les variations dans les débits de circulation.

En baisse sur Dufferin-Montmorency

Est-ce l'exception qui confirme la règle? Toujours est-il que la circulation est en baisse depuis quelques années sur l'autoroute Dufferin-Montmorency, contrairement à ce que l'on observe sur les autres artères principales de la région.

Près de D'Estimauville, le trafic sur l'autoroute a diminué de 13,3 % de 1996 à 2007. À la hauteur du pont de l'île d'Orléans, le recul est encore plus prononcé avec une baisse de 28,9 % du volume de circulation.

Signe d'un déclin ou non dans l'est de la nouvelle ville de Québec, cette tendance n'a pas affecté le débit de circulation sur le pont de l'île d'Orléans qui n'a pas changé durant la même période.




Autriche : Josef Fritzl plaide coupable de viols, inceste mais pas de meurtre

16 03 2009

( Agence France-Presse ) - SANKT-PÖLTEN (Autriche) - Le père incestueux autrichien Josef Fritzl a plaidé coupable de viols, séquestration et inceste mais non coupable de meurtre et d'esclavage.

Le procès du père incestueux qui a séquestré et violé pendant 24 ans sa fille dans la cave de sa maison à Amstetten, lui faisant sept enfants, s'est ouvert lundi matin devant la Cour d'assises de Sankt-Pölten, près de Vienne.

Entouré de six policiers, Josef Fritzl, âgé de 73 ans, est arrivé en cachant son visage derrière un grand classeur bleu. Il était vêtu d'une veste grise et a refusé de répondre aux questions d'un journaliste de la télévision publique autrichienne ORF, la seule autorisée à filmer dans la salle 119 du tribunal.

Au total, 95 représentants journalistes -- un par média -- ont pris place dans la salle comble, tandis qu'à Sankt-Pölten, nombre d'habitants se montraient irrités par cette invasion médiatique. Beaucoup d'Autrichiens sont ulcérés que le drame ait été présenté dans une partie de la presse internationale comme typique d'une société autrichienne conservatrice et adepte du secret.

La juge Andrea Humer, qui préside les audiences devant, a priori, durer jusqu'au vendredi 20 mars, est une spécialiste des délits sexuels. Assistée de deux autres magistrats, elle a déclaré ouvert à 08H27 GMT ce procès déjà qualifié par la presse de "procès du siècle". Elle est entourée du procureur Christiane Burkheiser, des huit jurés, de l'accusé et de son avocat ainsi que des avocats des victimes.

Ces dernières ne viendront pas témoigner en personne. La déposition de la principale victime, Elisabeth, fille de Fritzl âgée aujourd'hui de 42 ans, a été enregistrée et les onze heures de cette vidéo seront diffusées par morceaux au tribunal durant les jours à venir.

Après la déclaration d'ouverture du procès, la juge Andrea Humer s'est retirée avec les jurés pour décider du huis clos pour la suite des débats, une procédure courante pour les délits sexuels. Ensuite, le procureur doit lire l'acte d'accusation, long de 27 pages.

Josef Fritzl y est accusé de meurtre -- passible de la prison à vie --, esclavage, viols, séquestration, menaces aggravées et inceste. Mais il va récuser sa responsabilité dans la mort de l'un des sept enfants de l'inceste, un nourrisson décédé quelques heures après sa naissance en 1996 dans le cachot, faute de soins. Après son arrestation le 26 avril 2008, Fritzl avait avoué avoir brûlé le petit corps dans une chaudière de l'immeuble.

L'avocat de la défense, Rudolf Mayer, a également émis des réserves sur l'accusation d'esclavage, un crime jamais jugé en Autriche jusqu'à présent et passible d'une peine de 10 à 20 ans de détention.

Les autres chefs d'accusation sont passibles de peines comprises entre un et quinze ans de prison. Mais le cumul des peines n'est pas prévu par le Code pénal autrichien qui ne retient que la peine la plus lourde. Selon les expertises psychiatriques, Fritzl a été déclaré pénalement responsable de ses actes.

Les victimes, Elisabeth et ses six enfants, désireux de se protéger des paparazzi qui ont envahi la bourgade de Sankt-Pölten, ont à nouveau trouvé refuge dans la clinique psychiatrique qu'ils avaient quittée fin 2008 à Amstetten, où résidait la famille Fritzl.

L'enquête judiciaire de près de sept mois a établi qu'Elisabeth a été enlevée à l'âge de 18 ans le 29 août 1984 par son père, alors âgé de 49 ans. Il a fait croire à une fugue de l'adolescente qui aurait rejoint une secte. En réalité, il voulait constituer une seconde famille entièrement à sa merci, enfermée dans un réduit, certes aménagé mais d'une quarantaine de m2 sans fenêtres ni ventilation dans le sous-sol de sa maison.

Pendant 24 ans, il a mené une double vie à l'insu de son épouse, de ses sept autres enfants et de tout son entourage.




Deux soldats britanniques de l'OTAN tués dans le sud-ouest de l'Afghanistan

16 03 2009

( Associated Press - La Presse Canadienne ) - LONDRES - Deux soldats britanniques de l'OTAN ont été tués dimanche par l'explosion d'une bombe sur une route dans le sud-ouest de l'Afghanistan, a annoncé le ministère britannique de la Défense.

Les deux hommes, du Corps des Ingénieurs Royaux, se déplaçaient dans un véhicule blindé, lorsqu'ils ont été atteints à Garmsir, 200km à l'ouest de Kandahar, dans la province de Helmand.

Samedi, un autre soldat britannique, le Lance Caporal Christopher Harkett, 22 ans, était mort dans une explosion.

La Grande-Bretagne a envoyé 8.000 militaires en Afghanistan, la plupart positionnés dans la province de Helmand. Depuis le début de leur intervention en 2001, 152 hommes ont trouvé la mort.




Valcartier : En route vers l'Afghanistan

16 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - QUÉBEC - Dimanche soir, un premier contingent de 180 soldats de la base militaire de Valcartier a quitté la base militaire de Valcartier pour l'Afghanistan.

Ils seront déployés dans la dangereuse région de Kandahar, pour poursuivre la mission de lutte contre le terrorisme et de reconstruction de l'Afghanistan. Ces militaires prennent la relève de leurs collègues de la base ontarienne de Petawawa.

Les militaires québécois, membres notamment du Royal 22e Régiment et du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, ont complété un entraînement de près d'un an, notamment en Alberta et au Texas, en prévision de ce tour de mission de six mois.

Plus de 1600 militaires de la base de Valcartier partiront au cours du prochain mois pour la région de Kandahar. La plupart en seront à leur première mission en Afghanistan. Moins de 200 d'entre eux ont en effet participé à la première rotation impliquant des soldats de Valcartier, de juin 2007 à février 2008.

Le contingent comprend notamment des spécialistes du « marketing » qui tenteront de comprendre les moeurs locales et de convaincre la population afghane d'appuyer les efforts de démocratisation. Leur rôle sera d'autant plus important qu'une élection présidentielle doit avoir lieu le 20 août prochain en Afghanistan.

Au total, 2750 militaires canadiens sont déployés dans la région de Kandahar, à l'heure actuelle. Depuis 2002, 112 militaires canadiens sont morts en Afghanistan.




Alzheimer : Aider ceux qui aident

16 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - La ministre des Aînés du Québec, Marguerite Blais, a annoncé dimanche qu'elle avait déposé, il y a quelques jours à l'Assemblée nationale, le projet de loi instituant le Fonds de soutien aux proches aidants des aînés. Il est d'une valeur de 200 millions de dollars sur 10 ans.

Québec y investira 150 millions de dollars, soit 15 millions de dollars par année pendant dix ans provenant des revenus de la taxe sur les produits du tabac. L'autre 50 millions de dollars, soit 5 millions par année, proviendra d'une fiducie de la famille d'André Chagnon.

Priorité à l'Alzheimer

Au minimum, trois quarts des sommes du fonds de soutien seront consacrées aux proches aidants de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de maladies qui y sont apparentées. Ceux-ci sont souvent en détresse. Le reste servira à venir en aide aux proches qui viennent en aide à des personnes atteintes d'autres incapacités.

Pour le moment, les efforts seront surtout consacrés à augmenter les services qui sont déjà offerts aux aidants naturels dans les 18 agences de la santé et des services sociaux.

Selon les chiffres cités par la ministre, un baby-boomer sur cinq sera atteint de la maladie d'Alzheimer d'ici l'année 2020. Déjà en 2008, on en dénombrait 97 000 au Québec.

À l'automne 2007, lors des consultations publiques sur les conditions de vie des aînés, les aidants naturels avaient soutenu qu'ils avaient besoin d'être formés et accompagnés.

Une loi à adopter

Le projet de loi avait déjà été annoncé l'an dernier dans le budget 2008-2009 du gouvernement Charest. Toutefois, il avait été mis en veilleuse à cause du déclenchement des dernières élections provinciales.

Maintenant qu'il a été déposé, le projet de loi doit passer à travers le processus d'une commission parlementaire avant d'être adopté.

Les organismes qui bénéficieront de cet argent n'en verront pas la couleur avant son adoption, soit normalement d'ici juin.

Selon la ministre Marguerite Blais, il sera possible pour le gouvernement ou d'autres philanthropes d'ajouter des sommes additionnelles dans ce fonds dans le futur.

Une ministre aidante naturelle

Lors de la conférence de presse, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, accompagnait sa collègue pour des raisons personnelles. En effet, elle est une aidante naturelle, car son mari se meurt de l'Alzheimer.




Ecrasement d'hélicoptère : Un long travail de repêchage

16 03 2009

( La Presse Canadienne ) - Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a affirmé dimanche que neufs corps ont été récupérés à l'intérieur de l'hélicoptère qui s'est écrasé au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Il en reste sept à retrouver.

Après avoir localisé la carlingue de l'hélicoptère disparu depuis jeudi matin, les enquêteurs ont envoyé des caméras pour inspecter les fonds marins. L'appareil, qui se trouve à 180 mètres de profondeur, est dans un très mauvais état, et plusieurs de ses morceaux sont dispersés au fond de l'océan.

Les autorités ont donc décidé de repêcher les corps un à un, à l'aide d'un véhicule téléguidé qui les dépose dans une corbeille. Ce contenant est ensuite remonté à la surface.

Si tout se déroule comme prévu, les victimes devraient avoir été extirpées de l'hélicoptère d'ici 24 heures. Toutefois, l'enquêteur en chef Mike Cunningham a laissé entendre que l'opération pourrait être plus longue.

La carlingue de l'hélicoptère pourrait être remontée par la suite.

Transport de travailleurs

L'hélicoptère transportant des travailleurs de l'industrie pétrolière s'est abîmé à environ 87 kilomètres au sud-est de la capitale Saint-Jean.

L'appareil avait 18 personnes à son bord: 2 membres d'équipage, 14 travailleurs du navire pétrolier Sea Rose et 2 ouvriers de la plateforme Hibernia.

Robert Decker, de Saint-Jean, a été secouru et repose dans un état critique, mais stable, dans un hôpital de la capitale terre-neuvienne.

L'une des personnes retrouvées mortes est Allison Maher, 26 ans, d'Aquaforte à Terre-Neuve-et-Labrador. L'autre corps repêché n'a pas encore été identifié.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a publié samedi une liste partielle des personnes disparues. Certaines familles ont demandé à ce que le nom d'un des leurs ne soit pas divulgué.

Les recherches pour retrouver les disparus ont pris fin vendredi en début de soirée.

En vertu de la Fatalities Investigations Act, une loi provinciale terre-neuvienne, les enquêteurs de la GRC sont au service du médecin légiste en charge du dossier. Le Centre divisionnaire des opérations d'urgence de Terre-Neuve-et-Labrador, au quartier général de la GRC à Saint-Jean, coordonne le déploiement des ressources nécessaires.




Des pertes en Bourse? Blâmez votre génétique

16 03 2009

( Vincent Brousseau-Pouliot - La Presse ) - (Montréal) - Une universitaire américaine a trouvé une explication étonnante aux succès et aux malheurs des investisseurs: leur bagage génétique.

Selon Camelia Kuhnen, professeure d'économie à l'Université Northwestern en Illinois, le bagage génétique lié à deux neurotransmetteurs influence les décisions d'investissement. Les investisseurs qui ont une forte concentration de dopamine prennent davantage de risques à la Bourse, tandis que ceux qui ont une forte concentration de sérotonine sont plus prudents.

La dopamine est un neurotransmetteur généralement associé au goût du risque - les personnes qui ont un problème de jeu en ont souvent une forte concentration. La sérotonine, elle, est plutôt associée à l'aversion au risque et aux problèmes d'anxiété. «Nous avions hâte de voir si ces deux gènes auraient un effet aussi déterminant sur des gens qui n'ont pas de problèmes psychologiques», dit Camelia Kuhnen, qui a publié le mois dernier une étude sur la génétique des investisseurs réalisée avec sa collègue du département de neurologie de Northwestern, Joan Y. Chiao.

Afin de vérifier leur hypothèse, les deux professeures ont donné différentes combinaisons d'investissements - certains très risqués, d'autres moins - à 65 étudiants. Elles ont ensuite pris l'ADN de leurs cobayes. Les résultats ont été concluants: les étudiants qui avaient une forte concentration de dopamine ont pris 25% plus de risques avec leur portefeuille, tandis que les étudiants qui avaient une forte concentration de sérotonine ont pris 28% moins de risques.

Les résultats de l'étude de l'Université Northwestern n'étonnent pas le Dr Guy Rouleau, professeur de neurologie à l'Université de Montréal et directeur de la recherche à l'hôpital Sainte-Justine. «La dopamine et la sérotonine sont connues pour influencer la prise de décision en matière de risque, dit-il. C'est simplement une application des connaissances médicales dans un nouveau domaine d'activités, la finance. C'est toutefois la première fois qu'une recherche arrive à cette conclusion.»

Même s'il s'agit de la première étude scientifique à lier le bagage génétique au profil d'investisseur, les deux professeures de Northwestern tiennent à relativiser l'importance de leur découverte. «Nous démontrons que certaines personnes sont plus enclines à prendre des risques, mais ça ne veut pas dire que ces mêmes personnes sont obligées de le faire», dit la professeure Kuhnen.

Camelia Kuhnen aimerait maintenant réaliser une deuxième étude plus approfondie auprès de professionnels de la finance. Craint-elle d'ouvrir une boîte de Pandore en s'intéressant à l'ADN de Wall Street? Car qui sait si le milieu financier pourrait être tenté de mettre à profit ses découvertes et de s'intéresser à l'ADN de ses employés? «Je pense et j'espère que ce ne sera pas le cas», dit-elle.

Tout compte fait, l'économiste américaine n'a pas vraiment résolu le dilemme des investisseurs qui cherchent un coupable pour leurs pertes à la Bourse. De son propre aveu, blâmer la génétique pour ses déboires boursiers est une solution trop facile. «Les gens ne devraient pas blâmer leur ADN pour leurs mauvais investissements, dit la professeure Kuhnen. En général, seulement 30% de nos décisions dans la vie sont causées par la génétique, et 70% proviennent de notre culture, de notre éducation et de nos expériences antérieures.»

Un constat partagé par le Dr Guy Rouleau, qui rappelle que deux neurotransmetteurs comme la dopamine et la sérotonine pèsent finalement peu dans la balance face à 20 000 gènes et à une vie d'expériences. «De toute façon, l'important n'est pas les gènes que vous possédez mais bien ce que vous faites avec», dit-il.




Près de 200 arrestations hier à Montréal (mise à jour)

16 03 2009

( Martin Croteau - La Presse ) - La manifestation contre la brutalité policière qui a eu lieu dimanche à Montréal a été l'une des plus mouvementées des dernières années. Des centaines de contestataires ont passé cinq heures à jouer au chat et à la souris avec les policiers dans les rues du centre-ville, et quelque 200 personnes ont été arrêtées.

Au plus fort des troubles, en fin d'après-midi, des manifestants ont arraché les planches et les structures de métal d'un échafaudage au Complexe Desjardins pour les traîner au milieu de la rue Sainte-Catherine. Ils ont lancé des briques, des pierres, des morceaux de métal et des légumes en direction des policiers.

L'escouade antiémeute a ensuite provoqué un mouvement de panique lorsqu'elle a chargé une foule composée de manifestants et de simples passants. Un cordon policier a finalement encerclé et arrêté une centaine de personnes à l'angle des rues Sainte-Catherine et de Bleury.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), plus de 25 commerces et voitures ont été endommagés. Les autorités s'attendent à ce que le total augmente dans les prochaines heures, à mesure que des citoyens porteront plainte. Des manifestants ont aussi vandalisé plusieurs voitures de patrouille. Deux policiers ont été légèrement blessés.

Au total, 198 personnes ont été arrêtées. Du nombre, 48 feront face à des accusations criminelles pour voies de fait, possession d'arme ou méfait. Les autres ont reçu une contravention pour avoir participé à un rassemblement illégal. La vaste majorité d'entre elles ont été libérées dimanche soir.

C'est quatre fois plus d'arrestations que l'année dernière, alors qu'on en avait compté 47. Le record avait été établi en 2002: 371 personnes avaient été arrêtées.

«On est somme toute assez heureux du résultat parce qu'il n'y a pas beaucoup de blessés et ce ne sont pas des blessés graves, a indiqué le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière. Mais c'est triste qu'encore une fois ça se termine comme ça.»

Le rassemblement débutait officiellement à 14 h, mais tant les manifestants que les policiers avaient pris de l'avance. Dès 13h30, une foule compacte s'était massée devant le métro Mont-Royal, tandis qu'une fanfare enchaînait des mélodies. Des policiers à cheval et plusieurs patrouilleurs à vélo circulaient dans le secteur.

Les organisateurs ont appelé la foule à défiler dans le calme.

«Comme dans toute manifestation, c'est très difficile d'avoir le contrôle sur les manifestants, a affirmé Pierre Francoeur, du Collectif opposé à la brutalité policière. Il pourrait y avoir du grabuge, mais nous, on ne l'encourage pas.»

Plusieurs affichaient ouvertement leur intention de s'attaquer aux policiers. «Si on ne fait pas de casse, personne ne va en parler», a affirmé Frank, dont le visage était partiellement couvert par une cagoule. Le jeune homme, qui se décrit comme un «voyageur», affirme avoir fréquemment été pris à partie par les policiers.

Dès 13h45, les policiers ont arrêté cinq personnes masquées qui transportaient des pierres dans leur sac à dos. Ils ont bloqué l'accès au métro, s'attirant les injures de la foule.

Des contestataires ont d'abord affronté un rang d'une trentaine de policiers à l'angle de l'avenue du Mont-Royal et de la rue Berri. Ils ont lancé les légumes et les fruits que plusieurs avaient apportés à cette fin. Des agents ont riposté avec du gaz-poivre. La foule s'est dirigée vers la rue Saint-Denis.

Sous le regard médusé des promeneurs qui profitaient d'un dimanche ensoleillé sur les terrasses, les manifestants ont poursuivi leur marche vers le sud jusqu'à la rue Sherbrooke. Là, ils étaient attendus par un imposant dispositif policier.

Explosions et projectiles

Deux explosions ont retenti lorsque les groupes sont arrivés face à face. Un projectile tiré par les policiers a fracassé la vitrine du Café Vienne. Un autre a terminé sa course dans la jambe de Jacqueline Perez.

Une infirmière bandait la plaie de Mme Perez lorsque La Presse l'a rencontrée. Elle fait partie du Comité des mères et grands-mères pour la justice et la vie et prenait part à sa première manifestation contre la brutalité policière.

«On est ici parce qu'on trouve qu'on n'a pas fait justice à Fredy Villanueva, a-t-elle indiqué. Je suis là pour appuyer les jeunes qui font cette manifestation depuis des années.»

Elle estime que ce sont les policiers qui ont provoqué les manifestants.

Après cet affrontement, peu après 15h30, un groupe s'est engagé vers l'ouest, rue Sherbrooke. Des casseurs ont mis le feu dans une poubelle et l'ont placée en plein milieu de la rue. D'autres ont fracassé une vitre du pavillon des sciences de l'UQAM et l'entrée d'un hôtel.

La foule a ensuite pris d'assaut la rue Sainte-Catherine, où des milliers de personnes faisaient leurs emplettes. Le passage du cortège n'a pas laissé de graves dommages près des centres commerciaux. Quelques vitrines ont été enduites de peinture blanche, mais sans plus.

La situation a dégénéré en face de la Place des Arts, lorsque les manifestants ont utilisé des matériaux de construction pour ériger des barricades et lancer des briques vers les policiers.

Après cet affrontement, des policiers armés de matraques et de boucliers ont encerclé une centaine de personnes près de la rue de Bleury. Pendant ce temps, les autres émeutiers se sont peu à peu dispersés.

En soirée, un groupuscule continuait de tenir les policiers en haleine, mais il n'y a pas eu plus de casse.

( Avec la collaboration de Violaine Ballivy )




Vidéotron: (Re) gagner la confiance de la clientèle

16 03 2009

( Maxime Bergeron - La Presse ) - (Montréal) - L'histoire récente de Vidéotron n'a rien d'un long fleuve tranquille.

Dans les années 90, le câblodistributeur était considéré par les Québécois comme un véritable cancre du service à la clientèle. En 2002, peu après son acquisition par Quebecor (T.QBR.B) , un long et disgracieux conflit de travail a éclaté. Robert Dépatie a pris la tête de l'entreprise un an plus tard avec un mandat bien précis de son grand patron, Pierre Karl Péladeau: faire grimper les ventes.

L'homme de 50 ans a réussi son pari. Sous sa direction, le chiffre d'affaires du câblo a fortement augmenté.

Mais convaincre les clients de choisir Vidéotron - ou de lui refaire confiance - n'a pas été une mince affaire. «La côte a été longue à remonter», admet le dirigeant de 50 ans en entrevue à La Presse Affaires.

«C'est très long, dit-il. J'avoue que pour regagner la confiance des consommateurs, il faut travailler fort. Les consommateurs ont une bonne mémoire et c'est pour ça qu'on a fait un changement de culture radical à Vidéotron, avec une mission d'entreprise et des valeurs très précises.»

Le service à la clientèle de la filiale de Quebecor a certes connu des ratés depuis l'arrivée de M. Dépatie - notamment dans les mois qui ont suivi le lancement de la téléphonie numérique, en 2005 - mais il est loin de ce qu'il était il y a quelques années.

Depuis 2003, le nombre d'employés affectés au service est passé de 580 à 1300. Robert Dépatie a aussi créé les «prix du président», qui soulignent les projets internes orientés vers le service à la clientèle. Une notion, affirme-t-il, qui se trouve désormais au coeur de toutes les activités entreprises par Vidéotron.

Le PDG est persuadé que ce récent «virage client» a permis d'attirer en masse les abonnés ces dernières années. Ça et la téléphonie numérique. Le service a suscité un véritable engouement à ses débuts avec ses prix plus bas que ceux de Bell Canada. Plus de 850 000 Québécois y ont adhéré à ce jour.

Quatre ans après le lancement de la «téléphonie par câble», l'industrie des télécoms a complètement changé de visage au Québec. Et la compétition n'est pas prête de se calmer.

Bell, contre qui Vidéotron dirige une bonne partie de ses efforts, a baissé ses prix et affiné sa stratégie. Le conglomérat a lancé une véritable offensive publicitaire au cours des derniers mois pour tenter de regagner le terrain perdu.

Robert Dépatie reconnaît que la période de grâce de deux ans pendant laquelle Bell Canada était empêtrée dans sa tentative de rachat par Teachers' est terminée. «Le géant montréalais, il ne faut pas le sous-estimer, dit-il. Avec tout ce qui vient d'arriver, c'est une entreprise qui a beaucoup de liquidités, qui peut faire beaucoup de dommages.»

Sans-fil et convergence

Outre Bell, un nouveau venu ambitionne de faire la vie dure à Vidéotron, dans le sans-fil cette fois. Public Mobile - qui a aussi acheté des licences sans-fil l'an dernier auprès d'Industrie Canada - veut lancer un service illimité à 40$ par mois au Québec et en Ontario. Rien d'inquiétant, soutient Robert Dépatie.

Vidéotron a allongé 555 millions pour acheter des licences et dépensera presque autant pour bâtir son réseau de dernière génération d'ici au début de 2010. Et si l'entreprise affirme vouloir offrir des prix accessibles, elle visera un créneau plus «sophistiqué» que celui de Public Mobile, dit M. Dépatie. Le groupe misera notamment sur des services évolués comme la vidéo sans fil sur demande.

Vidéotron compte aussi utiliser à fond la machine convergente de Quebecor. «Ce qu'on regarde, c'est une collaboration avec nos compagnies soeurs, par exemple le Journal de Montréal, qu'on pourrait imaginer avoir une section sport sur le sans-fil. Les clients pourraient recevoir des alertes avec une vidéo, qui permettraient de voir le but qui a été compté.»

Pour l'heure, Robert Dépatie reconnaît que le modèle d'affaires d'un sans-fil évolué n'existe pas encore. Qui plus est, avec le lock-out décrété il y a six semaines au Journal de Montréal (dont l'enjeu porte notamment sur l'utilisation des contenus journalistiques sur diverses plateformes), il est loin d'être acquis qu'une telle convergence s'appliquera facilement.

Le PDG refuse de trop s'étendre sur ces questions syndicales. «Nous, on dit que dans l'avenir, les générations X et Y vont être à la recherche de contenus adaptés à leurs besoins, sur l'appareil qu'ils désirent. C'est une réalité. Comment peut-on être contre la vertu et contre les besoins des consommateurs? Moi je dis que l'entreprise, et Pierre Karl est d'accord, doit se diriger vers les nouvelles plateformes.»

Et le dirigeant croit-il être capable de soutenir une croissance aussi forte qu'en 2008 pour les années à venir? Rappelons que les revenus de Vidéotron ont grimpé de 16,2% l'an dernier, à 1,8 milliard, et le bénéfice d'exploitation, de 24%.

Robert Dépatie refuse de dresser des projections précises, tout en précisant que Vidéotron «n'est pas à l'abri» de la crise économique actuelle. «Par contre, avec le phénomène du cocooning, les gens vont se retrouver de plus en plus à la maison, et on croit que les secteurs du divertissement et des télécoms vont être les moins touchés par cette crise économique.»

Une histoire à suivre.

L'entreprise

Vidéotron, une filiale de Quebecor, offre des services de câblodistribution, d'internet et de téléphonie à l'échelle du Québec. Le groupe compte aussi se lancer dans le sans-fil au début de 2010, après des investissements d'environ 1 milliard.

Défis

Bien gérer sa croissance rapide, continuer à resserrer son service à la clientèle, s'entendre avec ses partenaires en vue du lancement prochain de son service sans fil.

Stratégies

Investir dans le service à la clientèle, miser sur une technologie de dernière génération - la norme 3.75 - dans le sans-fil et utiliser à fond la machine convergente de Quebecor pour promouvoir son sans-fil.




Finances
Le Canada sombrerait encore plus

16 03 2009

La Banque Toronto-Dominion estime que la dette du gouvernement fédéral augmentera de 81,5 milliards d'ici 2011. C'est 18 milliards de plus que les prévisions du ministère des Finances du Canada.

Selon la Banque TD, les revenus que le gouvernement tire des impôts et des taxes diminueront à cause du ralentissement de l'économie.

Par ailleurs, les pertes d'emploi coûteront un milliard de dollars de plus en prestations d'assurance-emploi cette année.

Si les prévisions de la Banque Toronto Dominion s'avèrent, l'économiste en chef de la TD Don Drummond indique que la dette du pays dépassera les 540 milliards de dollars pour l'année financière 2010-2011. La prévision actuelle est de 522,2 milliards de dollars.

Le calcul de la Banque TD est basé sur ses propres prévisions économiques tirées d'une analyse du produit intérieur brut (PIB).

Le déficit pour l'année financière 2009-2010 devrait donc franchir la barre des 39 milliards de dollars, d'après la Banque, ce qui dépasserait le pire niveau historique au Canada atteint en 1992-1993.

L'économiste prévoit même que l'année suivante, en 2010-2011, le déficit pourrait s'élever à 42,3 milliards de dollars.

En entrevue au quotidien torontois The Globe and Mail, Don Drummond signale toutefois que le Canada devrait mieux se tirer d'affaire qu'au début des années 1990. C'est grâce à la forte progression de son économie au cours des 15 dernières années, qui lui a procuré de meilleures assises pour se relever plus rapidement d'une crise économique d'une telle ampleur.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne et The Globe and Mail )




Pour franchir la frontière
Le permis à puce suffira

16 03 2009

( Jean-François Racine - Le Journal de Québec ) - Le nouveau permis de conduire « à puce » permettant à son détenteur de traverser la frontière américaine devrait être lancé officiellement aujourd'hui à Saint-Bernard-de-Lacolle.

Le «permis de conduire plus» devrait être muni d'une puce électronique attestant que son détenteur est citoyen canadien. Cette puce devrait aussi certifier aux douaniers que le détenteur ne fait pas l'objet d'une interdiction de quitter le pays.

Le nouveau permis coûtera environ une quarantaine de dollars et sera renouvelable à tous les quatre ans. Ce montant s'ajoute évidemment au prix régulier du permis de conduire qui est de 72$.

Aujourd'hui à Lacolle

La Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) avait déjà indiqué que tout serait prêt en mars. Le premier ministre Jean Charest, le consul des États-Unis à Montréal, Lee McClenny, le ministre des Relations internationales Pierre Arcand et le président de la SAAQ, John Harbour, ont convoqué les médias cet après-midi à Saint-Bernard-de-Lacolle, pour une «importance annonce visant à faciliter le passage des citoyens québécois à la frontière américaine.» La rencontre sera précédée d'une séance d'information.

En juin prochain, les douaniers américains exigeront un passeport ou un permis de conduire «à puce» à quiconque voudra se rendre en territoire américain en voiture.

Pour ce nouveau document, les automobilistes devront d'abord se présenter dans l'une des 26 succursales participantes de la SAAQ pour démontrer leur citoyenneté canadienne.

Depuis le début de 2007, les États-Unis obligent les voyageurs canadiens à présenter un passeport valide pour entrer en sol américain lorsque ceux-ci voyagent par avion. Par voie terrestre, les douaniers américains exigent actuellement deux documents: le permis de conduire ainsi que le certificat de naissance.

Poursuivre les échanges

En octobre 2008, Jean Charest et le gouverneur du Vermont s'étaient engagés à ce qu'un nouveau permis de conduire puisse servir de document valide aux postes de douanes. Les nombreux échanges économiques et touristiques entre les deux États inquiétaient grandement le gouvernement québécois qui ne veut pas perdre les retombées associées aux visiteurs américains.

La décision d'exiger obligatoirement le passeport à compter du 1er juin 2009 avait provoqué une explosion des demandes de passeport au Canada.

Chaque année, 70 millions de voyageurs franchissent la frontière par voie terrestre, selon des statistiques du gouvernement canadien.

Le coût d'un passeport est de 87$.




Bernanke présage une reprise au début de 2010

16 03 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - La récession aux Etats-Unis devrait prendre fin en 2009 et la reprise commencer au début de l'année prochaine, a affirmé dimanche le président de la banque centrale américaine Ben Bernanke, affirmant que le plus grand danger pour l'économie serait un manque de volonté politique.

«Nous allons voir la fin de la récession probablement cette année et nous verrons la reprise au début de l'année prochaine. Elle va s'accélérer avec le temps», a déclaré le patron de la Fed dans sa première entrevue télévisée accordée à 60 minutes, l'émission d'information phare de la chaîne CBS.

Il a reconnu que le marché de l'emploi allait encore se dégrader et le taux de chômage dépasser les 8,1% affichés en février, mais a indiqué voir déjà quelques «bourgeons» annonçant des temps meilleurs.

«Je pense que si nous arrivons à stabiliser le système financier, nous allons voir un déclin moins rapide, avant une stabilisation qui va servir de fondement à la reprise», a insisté M. Bernanke.

Les grandes banques américaines «ne vont pas faire faillite», a affirmé M. Bernanke, alors que le gouvernement est en train de passer leur comptabilité au crible pour tenter de déterminer exactement l'ampleur des dégâts causés par les actifs douteux accumulés pendant le boum immobilier et les recapitaliser en fonction.

Il a toutefois estimé que, si nécessaire, les autorités devraient désamorcer la situation en évitant la faillite mais en forçant une entreprise à se restructurer de manière ordonnée.

Pour lui, le plus grand risque pour l'économie à l'heure actuelle est «que nous n'ayons pas la volonté politique. Que nous n'ayons pas la volonté de résoudre ce problème et qu'on laisse les choses suivre leur cours».

En revanche, M. Bernanke a jugé que les Etats-Unis avaient «échappé au risque» de connaître une Grande Dépression comme celle qui avait frappé le pays après le krach boursier de 1929. «Je crois que nous avons dépassé cela et le problème maintenant est de faire fonctionner la machine correctement».

Le président de la Fed a néanmoins avoué que le système financier mondial était «très proche» de l'effondrement à l'automne dernier.

«C'était très proche. C'était très proche», a répété M. Bernanke, soulignant que le Congrès américain n'avait autorisé le gouvernement à capitaliser les banques que quelques jours avant le pire moment de la crise en octobre 2008.

«C'était une situation très dangereuse», a insisté M. Bernanke.




400e: le cadeau de Paris toujours pas déballé!

16 03 2009

( Julie Lemieux - Le Soleil ) - (Québec) - Décidément, la Ville de Québec a du mal avec les cadeaux que lui offre la France. Après la controversée sculpture de la place de Paris, après le débat entourant le legs des Français pour le 400e, voilà que la capitale boude l'illumination de l'hôtel de ville offerte par la mairie de Paris. Un spectacle qui n'a été projeté qu'une seule fois... le soir de l'inauguration.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait lui-même assisté à la grande première de cette illumination concoctée par l'artiste français Patrick Rimoux, le 15 octobre dernier. Ce soir-là, le maire ne savait toutefois pas que cette représentation serait en fait la première... et la dernière. En effet, la Ville de Québec n'a pas utilisé son cadeau d'une valeur de 135 000 $ depuis cinq mois et ne croit pas pouvoir le faire avant l'été.Pourquoi? Selon le porte-parole de la Ville, François Moisan, le projecteur principal essentiel au bon déroulement du spectacle manque à l'appel. Le soir de l'inauguration, la Ville avait emprunté l'appareil, mais elle aurait négligé de se procurer un projecteur bien à elle depuis ce temps. La raison de cet oubli demeure nébuleuse et la Ville ne pouvait pas dire vendredi pourquoi elle n'a toujours pas acheté cet équipement cinq mois plus tard.

Il a également été impossible de savoir combien la Ville a investi jusqu'à maintenant dans ce projet et combien coûterait le fameux projecteur. «De toute façon, on travaillait surtout pour une illumination lors des grands événements et on devrait être bon pour illuminer la façade de l'hôtel de ville pendant la période estivale», s'est contenté de dire M. Moisan.

À la mairie de Paris, la nouvelle a pris tout le monde par surprise. L'équipe du maire Delanoë ne savait pas que le cadeau de la Ville lumière pour le 400e de Québec n'avait toujours pas été déballé et était sous l'impression que cette illumination colorait la façade de l'hôtel de ville depuis l'automne dernier. Mais personne n'a voulu commenter la situation de façon officielle.

Le concepteur de l'éclairage, Patrick Rimoux, a lui aussi appris par Le Soleil que son oeuvre n'avait pas été projetée depuis le soir de l'inauguration. «Je ne suis pas au courant que ce n'est pas fonctionnel», a-t-il affirmé. M. Rimoux a admis qu'il ne comprenait rien à cette histoire puisqu'il s'était assuré avant son départ que la Ville pourrait elle-même se servir de son cadeau.

«Je serai à Québec le 23 mars pour peaufiner l'éclairage du Centre de la francophonie. Il faudrait que j'aille sur place pour voir ce qui se passe. Il restait quelques petits trucs à régler, mais je pensais que c'était fait. Apparemment pas», a-t-il soutenu, en remerciant Le Soleil de l'avoir informé de la situation.

M. Rimoux a concocté plusieurs projets du genre à travers le monde. Il sera d'ailleurs à New York la semaine prochaine pour souligner la soirée de la Francophonie en illuminant la façade du Payne Whitney House sur la 5e Avenue. Une oeuvre qui sera inspirée de ce qu'il a réalisé au Centre de la francophonie des Amériques à Québec pour le 400e.

Pont et blocs de marbre...

Au fil des ans, les Français ont eu du mal à trouver des cadeaux qui plaisent à Québec. Depuis son inauguration en 1987, la place de Paris, où se dresse la sculpture en carreaux de marbre blanc, ne fait pas l'unanimité. Il avait même été question que la Ville de Paris réaménage l'endroit pour le 400e de Québec. Une idée qui a finalement été rejetée au profit de l'illumination de la façade de l'hôtel de ville.

Tout le monde se souvient du débat entourant la place de France qui aurait pu être offerte à Québec pour faire le lien entre la haute et la basse ville. Et du refus catégorique de la Ville de recevoir en remplacement la construction d'un Centre de la francophonie au parc de l'Amérique française. Faut-il le rappeler? L'illumination du pont de Québec par le Français Yann Kersalé avait aussi engendré beaucoup de déception dans la capitale et créé bien des remous avec cet artiste connu mondialement.




Lancement réussi de Discovery

16 03 2009

( Jean-Louis Santini - Agence France-Presse - Cap Canaveral ) - La navette spatiale américaine Discovery s'est envolée dimanche soir de Floride avec sept astronautes à bord dont un Japonais pour une mission visant à achever l'installation électrique de la Station spatiale internationale (ISS).

Après cinq reports depuis le 12 février, Discovery s'est arrachée de son pas de tir au Centre spatiale Kennedy près de Cap Canaveral (Floride) comme prévu à 19h43 locales au coucher du soleil dans un ciel parfaitement clair.

«De la part des équipes de lancement et de préparation du Centre spatial Kennedy je vous souhaite bonne chance et bon vent», avait déclaré le directeur du lancement Mike Leinbach à l'adresse de l'équipage de Discovery quelques minutes avant le lancement.

«Merci de vos efforts Mike (...) nous nous reverrons dans deux semaines», a répondu le commandant de bord Lee Archambault.

Un peu plus d'une minute après s'être élancée au-dessus de l'Atlantique, Discovery qui pèse avec son lanceur 2 050 tonnes au lancement --dont 120,8 tonnes pour l'orbiteur et sa charge utile--, atteint déjà 2 350 km/heure.

Les deux fusées d'appoint, qui fournissent 80% de la poussée, se sont ensuite séparées un peu plus de deux minutes après le lancement pour retomber dans l'Atlantique où elles seront récupérées et réutilisées.

L'orbiteur volait alors à près de 6 000 km/heure poursuivant et accélérant sa course, propulsé par ses trois moteurs cryogéniques, pour atteindre l'orbite terrestre à 225,31 km d'altitude au terme d'une ascension de 8 minutes et 34 secondes depuis le lancement.

Discovery a ensuite entamé la course poursuite pour rejoindre l'ISS à laquelle elle s'amarrera mardi 17 mars à 19h13.

Le report de mercredi à dimanche en raison d'une fuite d'hydrogène dans le mécanisme de remplissage du réservoir externe a réduit de 14 à 13 jours la durée du vol et force la Nasa à éliminer la quatrième sortie orbitale prévue, sans toutefois affecter les objectifs de mission.

Cette mission permettra surtout de livrer et d'installer la quatrième et dernière double paire d'antennes solaires de la station. L'ISS disposera ainsi de toute la puissance électrique nécessaire pour effectuer les expériences scientifiques des laboratoires européen Columbus et japonais Kibo livrés à l'ISS en 2008.

La puissance électrique, qui va passer au total de 90 à 120 kilowatts, permettra aussi un doublement à six membres de l'équipage permanent de l'ISS en mai.

Discovery livrera également une pièce de rechange pour la nouvelle machine à recycler l'urine des astronautes en eau potable, qui avait été acheminée en novembre par Endeavour mais n'a jamais vraiment fonctionné.

Arrivé à bord de Discovery, l'astronaute Koichi Wakata sera le premier Japonais à faire partie d'un équipage de l'ISS. Il remplacera comme ingénieur de vol l'Américaine Sandra Magnus, dans la Station depuis novembre 2008.

L'équipage se compose du commandant de bord Lee Archambault, 48 ans, du co-pilote, Tony Antonelli, 41 ans et de cinq spécialistes de mission dont deux anciens professeurs de collège et lycée.

Neuf autres vols sont programmés jusqu'au 30 septembre 2010 --date prévue de mise en retraite des trois orbiteurs-- pour achever la construction de l'ISS, effectuer une dernière mission d'entretien du télescope Hubble et faire des expériences scientifiques. Cette dernière mission a été autorisée par le président Barack Obama.

L'ISS est un projet de 100 milliards de dollars auquel participent 16 pays.




Saint-Joseph-de-la-Rive
Une partie d'histoire envolée en fumée

16 03 2009

( RocK Laliberté - Collaboration spéciale - Le Journal de Québec ) - SAINT-JOSEPH-DE-LA-RIVE | Un autre joyau du patrimoine charlevoisien s’est envolé en fumée, tôt hier matin, lorsque l’Auberge Félix-Antoine, à Saint-Joseph-de-la-Rive, a été la proie des flammes.

Ce sont des voisins qui, en sentant une odeur de fumée et en entendant les détecteurs de l’auberge, ont appelé les pompiers, vers 4 h 45.

À leur arrivée sur les lieux, les sapeurs ont pénétré à l’intérieur de l’établissement. Selon le chef des pompiers, M. Grégoire Bouchard, quelques bûches étaient tombées du foyer sur le plancher. Selon lui, ce serait la cause de l’incendie. Aussitôt, il a demandé à ses hommes de sortir, car ils ne pouvaient rien pour sauver le bâtiment.

Les pompiers de Baie-Saint-Paul ont alors été demandés en renfort. N’ayant pas de borne-fontaine, les sapeurs ont fait un trou dans la glace pour s’approvisionner en eau dans un ruisseau situé tout près. En tout, une vingtaine de pompiers ont combattu l’élément destructeur pendant plusieurs heures. Une pelle mécanique a été utilisée pour raser la façade de l’auberge qui était demeurée debout. La Sûreté du Québec, poste de Baie-Saint-Paul, a dépêché un enquêteur sur place pour déterminer la cause exacte du brasier. Les dommages ne sont pas encore évalués, mais on parle d’au moins 800 000 $.

Historique

Construite en 1784, l’Auberge Félix-Antoine a été rénovée à plusieurs reprises. Les derniers travaux d’envergure remontaient à 1999. Elle abritait onze chambres et une verrière en façade qui donnait sur le Saint-Laurent.

Il est trop tôt pour dire si elle sera reconstruite, car sise au pied de la falaise, elle se trouve dans un secteur à risque pour les glissements de terrain. En état de choc, le propriétaire, M. Dave Bernier, a refusé de parler aux médias. M. Bernier était de la fête, samedi soir.

Avant de devenir une auberge, la maison a été occupée par plusieurs familles du village, qui compte 200 habitants.

« Cet événement me rend triste. Beaucoup de villageois ont été élevés dans cette maison. C’était aussi la demeure de mes grands-parents. Moi-même, j’ai été élevé là. C’est un petit peu de chaque citoyen qui part avec l’auberge », a raconté M. Maxime Boudreault, le voisin qui a donné l’alerte.




Google Street View bientôt à Québec

16 03 2009

( Marc-André Séguin - Le Journal de Québec ) - La controversée application Google Street View, qui permet aux internautes de visiter plusieurs villes du monde à partir d’un écran d’ordinateur, serait sur le point de venir prendre des images de Québec.

C’est ce que laisse entendre une offre d’emploi mise en ligne sur le site Internet d’Emploi Québec.

L’offre, publiée par le service de ressources humaines Adecco, qui ne nomme pas l’employeur, précise que son client, « une importante compagnie avant-gardiste spécialisée dans le domaine des hautes technologies et d’Internet » est à la recherche d’un chauffeur pour un « projet d’envergure nationale ».

L’employé embauché devra, à compter du 25 mars et pour une période de 13 semaines, parcourir la capitale à bord d’une voiture équipée pour « capter, à l’aide d’une caméra spécialisée, certains sites et attraits de la ville de Québec selon un point de vue de 360 degrés ».

Les gens de la capitale seront donc avertis : toute image filmée au moment où le véhicule de Google Street View prend des images devient accessible au grand public.

Controverse

L’application suscite la controverse en raison de plaintes d’atteintes à la vie privée que plusieurs ont fait parvenir au géant du Web, alors qu’il est possible d’identifier sur certaines images des visages de personnes ainsi que des plaques d’immatriculation de véhicules dans des positions compromettantes.

Ces dernières ont depuis exposé la compagnie à des poursuites judiciaires. Aux États-Unis, Google a adopté la politique d’embrouiller les visages et numéros de plaque sur demande des personnes identifiées. Afin de se conformer aux lois canadiennes de protection de la vie privée, la compagnie avait toutefois annoncé, en 2007, qu’elle essaiera d’embrouiller tous les visages et numéros de plaques d’immatriculation des images prises en sol canadien. Google, qui refuse d’indiquer quelles villes elle compte filmer, n’a pas retourné les appels du Journal. Il n’a pas été possible de joindre Adecco pour commenter.




Le bois, carburant de l'avenir?

16 03 2009

( Mathieu Perreault - La Presse ) - L'Amérique du Nord devrait tirer davantage parti de la combustion du bois, affirment dans la prestigieuse revue Science des chercheurs américains et autrichiens. L'Autriche tire 15% de son énergie de centrales électriques et thermiques qui brûlent du bois, et le gouvernement américain finance depuis quelques années la conversion vers le bois des chaudières des écoles. Déjà, au Vermont, une école sur cinq chauffe au bois.

«Les nouvelles centrales qui brûlent du bois pour produire de l'énergie ou de la chaleur sont beaucoup plus efficaces et polluent beaucoup moins qu'auparavant», explique Dan Richter, professeur de foresterie à l'Université Duke en Caroline-du-Nord, l'auteur principal de l'essai publié dans Science. «L'Autriche est l'un des leaders en la matière dans le monde. Je pense qu'il y a beaucoup à faire en Amérique du Nord pour mieux tirer parti du bois mort, qui doit être retiré des forêts pour éviter les incendies, et des résidus des scieries. Mais quand on parle du bois, on ne fait souvent référence qu'aux poêles très peu efficaces en Chine qui créent de la pollution qui voyage jusqu'aux États-Unis.»

L'Autriche utilise la «biomasse», comme on nomme le bois dans les milieux de l'énergie, surtout pour se chauffer. La plupart des centrales produisent de la vapeur qui chauffe un village ou un quartier d'une ville, notamment à Vienne. Plus de 100 000 systèmes au bois chauffent de grands édifices comme les écoles, et un ménage sur cinq se chauffe avec un poêle à bois. «Le bois est vu comme un carburant d'avenir», indique Jurrien Westerhof, responsable du dossier à Greenpeace Autriche, qui a lui-même un poêle à bois dans sa maison, nichée dans une forêt voisine de Vienne.

La plus grande centrale au bois en Amérique du Nord est thermique et fournit de la vapeur pour le chauffage et la climatisation à la majorité des grands immeubles du centre-ville de Minneapolis, selon M. Richter. Au Québec, il existe deux centrales électriques au bois, dans le Grand Nord, dont la plus connue est celle de Chapais. Mais l'énergie tirée de la biomasse pourrait exploser parce que le gouvernement du Québec veut exploiter cette filière, notamment pour trouver d'autres débouchés pour le secteur forestier. À titre de comparaison, la centrale de Chapais produit cinq fois moins de «particules fines», responsables du smog, que les poêles à bois domestiques frappés de la norme EPA, dont il a souvent été question ces derniers mois durant la controverse sur le chauffage au bois à Montréal.

Sceptiques

Les environnementalistes québécois sont sceptiques. À l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle considère que l'exploitation de la biomasse doit se faire très prudemment pour éviter les émissions de particules fines, surtout dans les régions comme Montréal, où une «inversion de température» emprisonne la fumée. À Greenpeace, la responsable du dossier de la biomasse, Mélissa Filion, estime que le gouvernement n'a pas fait la preuve que les nouvelles centrales ne nuiront pas aux forêts. Tant M. Bélisle que Mme Filion soulignent que le bois mort dans les forêts pourrait être plus bénéfique s'il permettait de transférer des nutriments au sol pendant sa décomposition. Les deux groupes se sont prononcés en faveur de l'interdiction pure et simple du chauffage au bois à Montréal.

Les partisans de la biomasse reconnaissent qu'il faut tenir compte des inversions de température. Les responsables pour le Vermont du programme fédéral Fuel for Schools ne convertissent pas au bois les écoles situées dans des régions aux prises avec ce type de phénomène, et M. Westerhof, de Greenpeace Autriche, dit que la ville de Graz, située dans une vallée, n'a pas de centrale au bois pour cette raison. Mais il précise que les poêles à bois domestiques ne sont pas pour autant bannis de Graz, parce que la circulation automobile est une source beaucoup plus importante de smog. «Avant d'interdire les poêles à bois, il faudrait réduire le nombre de voitures», affirme M. Westerhof.




Intimidation homophobe: un élève sur trois en est victime

16 03 2009

( Daphnée Dion-Viens - Le Soleil ) - (Québec) - Dans les corridors des écoles, les élèves sont nombreux à se faire traiter de «fif» ou de «tapette», peu importe leur orientation sexuelle. Selon une nouvelle étude, un élève sur trois est victime d'intimidation homophobe au secondaire.

«C'est énorme, affirme Line Chamberland, professeure associée à l'UQAM. On ne s'attendait pas à ce qu'autant de jeunes soient touchés.»Mme Chamberland dirige un projet de recherche sur l'homophobie en milieu scolaire. Selon des données préliminaires recueillies auprès de plus d'une centaine d'élèves de quatrième et cinquième secondaire, les garçons sont particulièrement visés par ce type d'intimidation.

Ces chiffres signifient par ailleurs que plusieurs jeunes hétérosexuels sont aussi victimes de ces railleries. «Toutes les raisons sont bonnes pour s'attaquer à quelqu'un, affirme Mme Chamberland. C'est très difficile de vivre ça à cet âge-là, alors que le jeune se forge une identité. Les ados sont très durs les uns envers les autres.»

Même si la société en général semble plus ouverte à l'homosexualité, il reste encore énormément de travail à faire dans les écoles secondaires. «On pensait que la situation s'était améliorée, mais ça ne semble pas être le cas», lance la professeure.

Pour les ados qui se questionnent sur leur orientation sexuelle, cette violence verbale leur envoie d'ailleurs un message contradictoire, ajoute Mme Chamberland. «D'un côté, la société est plus ouverte mais, de l'autre, on observe que les jeunes attendent plus longtemps avant de faire leur coming out. Ce n'est pas pour rien.»

Selon les résultats de cette étude, l'homophobie serait le deuxième motif d'intimidation le plus répandu dans les écoles secondaires. Au premier rang figurent les railleries basées sur l'apparence physique, comme le poids, la taille ou la forme du corps.

Des adultes apeurés

Si les insultes homophobes sont si répandues dans les corridors des écoles, c'est que les adultes agissent peu, ajoute Line Chamberland. «Trop souvent, on ferme les yeux. Les profs ont peur de la réaction des parents. Il n'y a pas souvent de politiques claires qui indiquent comment intervenir. C'est très inégal d'une école à l'autre.»

L'équipe de Mme Chamberland s'est aussi intéressée aux cégeps, où l'intimidation homophobe serait moins répandue. Moins de 10 % des étudiants en seraient victime. Lors d'entrevues, plusieurs jeunes ont d'ailleurs affirmé s'être sentis libérés une fois arrivés au collégial. Mais plusieurs resteront marqués à vie par leurs années passées au secondaire.




Dernière trêve avant Kandahar

16 03 2009

( Marc Allard - Le Soleil ) - (Québec) - Plus d'une fois, Andréanne Duschesne a essayé de convaincre son copain militaire de ne pas aller en Afghanistan et de rester auprès d'elle au Québec, où il ne risque pas de se faire tuer par une bombe artisanale dissimulée sur le bord de la route.

Mais Michael Léonard, 20 ans, ne pouvait faire rien d'autre que la rassurer, lui dire que tout ira bien et qu'ils se reverront dans six mois, quand sa mission à Kandahar sera terminée. Il savait que plus d'une centaine de soldats canadiens sont morts depuis le début le début de la mission afghane il y a plus de sept ans. Il était au courant que le premier ministre Harper a déclaré à CNN ne pas croire que nos troupes pouvaient remporter la guerre contre l'insurrection talibane. Et pourtant. Il tenait à monter dans l'avion. «Je sais que je peux faire une différence, disait hier au Soleil le membre de l'équipe de liaison et de mentorat, quelques minutes avant d'étreindre sa copine une dernière fois avant de partir. Je veux faire ma part pour changer quelque chose là-bas.»

Comme Michael Léonard, 190 sol­dats se sont envolés hier soir de Québec vers Kandahar, où 1600 membres du Royal 22e Régiment seront déployés d'ici un mois pour la deuxième rotation de la base de Valcartier en Afghanistan.

Les militaires, leurs familles et leurs proches étaient réunies dans le bâtiment du 2e bataillon du Royal 22e régiment. Partout, des couples se serraient, des pères et des mères consolaient leurs enfants, de jeunes soldats disaient au revoir à leurs parents.

Au milieu des familles réunies pour le grand départ, la ministre fédérale responsable de la région de Québec, Josée Verner, tenait à saluer les militaires qui ont accepté de relever ce défi empreint de sacrifices.

«J'ai de l'admiration pour leur courage. Ils savent dans quoi ils s'embarquent, c'est une mission difficile. Mais, ils savent aussi qu'ils vont faire le bien», a-t-elle brièvement commenté.

Certains militaires tentaient de se faire rassurants. «On est prêt, on a confiance, dit le caporal-chef Luc Parent, qui avait déjà participé à une mission à Kaboul, en 2004. On travaille tellement à prévoir l'imprévisible qu'on ne part pas là inquiet. On a plus peur de s'ennuyer de nos blondes que de ce qui peut se passer là-bas.»

La fille de M. Parent, qui est aussi militaire à Valcartier, ira le rejoindre dans deux semaines en Afghanistan. «Elle, dit-il, elle a plus d'attentes, elle est plus fébrile, elle a hâte. Pour moi, c'est du déjà-vu.»

Deuxième mission

Des 1600 soldats de Valcartier qui partent en Afghanistan, seulement une centaine y sont déjà allés. Le caporal-chef Daniel Tremblay, 47 ans, en est à sa deuxième mission dans le sud du pays. «J'anticipe un peu plus ce qui va arriver. Mais je suis quand même plus craintif, dit-il. J'ai plus peur, mais en même temps je suis content, parce que j'ai plus de chances de voir venir le coup.»

M. Tremblay suggère aux nouveaux venus de ne pas trop bomber le torse. «Bien souvent, la première mission, tu ignores la peur. Tu veux en voir, tu veux être dans l'action. Moi, ce que je leur dirais, c'est que l'action viendra bien assez vite.»

Venu lui dire au revoir, son fils de 16 ans, Émile, espère que son père reviendra sain et sauf comme la dernière fois. En attendant, il essaie de ne pas angoisser.

«Ça ne m'apportera rien de penser à ça tous les soirs et de m'inquiéter chez nous, dit l'adolescent. Il va faire attention. Et de toute façon, je ne peux rien contrôler.»

Le soldat Michael Guillemette, lui, attendait seul son départ pour Kandahar. Le signaleur de 24 ans devait se rendre en Afghanistan en 2007, mais il avait dû rester au chevet de sa mère malade. Maintenant, elle va mieux. Mais hier, elle n'a pas eu la force d'accompagner son fils à Valcartier.

«Elle a vraiment de la peine de me voir partir, dit-il. Je suis son fils unique.»




Manif contre la brutalité policière à Montréal : 200 arrestations

16 03 2009

( Martin Croteau - La Presse ) - La manifestation contre la brutalité policière qui a eu lieu dimanche à Montréal a été l'une des plus mouvementées des dernières années. Des centaines de contestataires ont passé cinq heures à jouer au chat et à la souris avec les policiers dans les rues du centre-ville, et quelque 200 personnes ont été arrêtées.

Au plus fort des troubles, en fin d'après-midi, des manifestants ont arraché les planches et les structures de métal d'un échafaudage au Complexe Desjardins pour les traîner au milieu de la rue Sainte-Catherine. Ils ont lancé des briques, des pierres, des morceaux de métal et des légumes en direction des policiers.

L'escouade antiémeute a ensuite provoqué un mouvement de panique lorsqu'elle a chargé une foule composée de manifestants et de simples passants. Un cordon policier a finalement encerclé et arrêté une centaine de personnes à l'angle des rues Sainte-Catherine et de Bleury.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), plus de 25 commerces et voitures ont été endommagés. Les autorités s'attendent à ce que le total augmente dans les prochaines heures, à mesure que des citoyens porteront plainte. Des manifestants ont aussi vandalisé plusieurs voitures de patrouille. Deux policiers ont été légèrement blessés.

Au total, 198 personnes ont été arrêtées. Du nombre, 48 feront face à des accusations criminelles pour voies de fait, possession d'arme ou méfait. Les autres ont reçu une contravention pour avoir participé à un rassemblement illégal. La vaste majorité d'entre elles ont été libérées dimanche soir.

C'est quatre fois plus d'arrestations que l'année dernière, alors qu'on en avait compté 47. Le record avait été établi en 2002: 371 personnes avaient été arrêtées.

«On est somme toute assez heureux du résultat parce qu'il n'y a pas beaucoup de blessés et ce ne sont pas des blessés graves, a indiqué le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière. Mais c'est triste qu'encore une fois ça se termine comme ça.»

Le rassemblement débutait officiellement à 14 h, mais tant les manifestants que les policiers avaient pris de l'avance. Dès 13h30, une foule compacte s'était massée devant le métro Mont-Royal, tandis qu'une fanfare enchaînait des mélodies. Des policiers à cheval et plusieurs patrouilleurs à vélo circulaient dans le secteur.

Les organisateurs ont appelé la foule à défiler dans le calme.

«Comme dans toute manifestation, c'est très difficile d'avoir le contrôle sur les manifestants, a affirmé Pierre Francoeur, du Collectif opposé à la brutalité policière. Il pourrait y avoir du grabuge, mais nous, on ne l'encourage pas.»

Plusieurs affichaient ouvertement leur intention de s'attaquer aux policiers. «Si on ne fait pas de casse, personne ne va en parler», a affirmé Frank, dont le visage était partiellement couvert par une cagoule. Le jeune homme, qui se décrit comme un «voyageur», affirme avoir fréquemment été pris à partie par les policiers.

Dès 13h45, les policiers ont arrêté cinq personnes masquées qui transportaient des pierres dans leur sac à dos. Ils ont bloqué l'accès au métro, s'attirant les injures de la foule.

Des contestataires ont d'abord affronté un rang d'une trentaine de policiers à l'angle de l'avenue du Mont-Royal et de la rue Berri. Ils ont lancé les légumes et les fruits que plusieurs avaient apportés à cette fin. Des agents ont riposté avec du gaz-poivre. La foule s'est dirigée vers la rue Saint-Denis.

Sous le regard médusé des promeneurs qui profitaient d'un dimanche ensoleillé sur les terrasses, les manifestants ont poursuivi leur marche vers le sud jusqu'à la rue Sherbrooke. Là, ils étaient attendus par un imposant dispositif policier.

Explosions et projectiles

Deux explosions ont retenti lorsque les groupes sont arrivés face à face. Un projectile tiré par les policiers a fracassé la vitrine du Café Vienne. Un autre a terminé sa course dans la jambe de Jacqueline Perez.

Une infirmière bandait la plaie de Mme Perez lorsque La Presse l'a rencontrée. Elle fait partie du Comité des mères et grands-mères pour la justice et la vie et prenait part à sa première manifestation contre la brutalité policière.

«On est ici parce qu'on trouve qu'on n'a pas fait justice à Fredy Villanueva, a-t-elle indiqué. Je suis là pour appuyer les jeunes qui font cette manifestation depuis des années.»

Elle estime que ce sont les policiers qui ont provoqué les manifestants.

Après cet affrontement, peu après 15h30, un groupe s'est engagé vers l'ouest, rue Sherbrooke. Des casseurs ont mis le feu dans une poubelle et l'ont placée en plein milieu de la rue. D'autres ont fracassé une vitre du pavillon des sciences de l'UQAM et l'entrée d'un hôtel.

La foule a ensuite pris d'assaut la rue Sainte-Catherine, où des milliers de personnes faisaient leurs emplettes. Le passage du cortège n'a pas laissé de graves dommages près des centres commerciaux. Quelques vitrines ont été enduites de peinture blanche, mais sans plus.

La situation a dégénéré en face de la Place des Arts, lorsque les manifestants ont utilisé des matériaux de construction pour ériger des barricades et lancer des briques vers les policiers.

Après cet affrontement, des policiers armés de matraques et de boucliers ont encerclé une centaine de personnes près de la rue de Bleury. Pendant ce temps, les autres émeutiers se sont peu à peu dispersés.

En soirée, un groupuscule continuait de tenir les policiers en haleine, mais il n'y a pas eu plus de casse.

( Avec la collaboration de Violaine Ballivy )




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

16 03 2009

Prévisions émises à : 5h00 HAE le lundi 16 mars 2009

Aujourd'hui

Ensoleillé. Maximum moins 1. Indice UV de 4 ou modéré.

Ce soir et cette nuit

Quelques nuages. Minimum moins 7.

Mardi

Ensoleillé avec passages nuageux. Maximum plus 4.

Mercredi

Pluie. Minimum zéro. Maximum plus 4.

Jeudi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum zéro. Maximum plus 5.

Vendredi

Ensoleillé. Minimum moins 13. Maximum moins 3. ( Equinoxe de Printemps )

Samedi

Ensoleillé. Minimum moins 11. Maximum moins 2.

Dimanche

Ensoleillé. Minimum moins 9. Maximum plus 1.




Google Street View à Québec

16 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - À compter du 25 mars, Québec va recevoir la visite de l'équipe Google Street View.

Après Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver, Québec aura la chance d'être parcourue par le célèbre véhicule de Google pour être immortalisée par le service de cartographique de Google Maps.

C'est une annonce sur le site d'Emploi Québec, présentant un poste d'opérateur/opératrice de caméra vidéo au centre-ville de Québec à bord d'un véhicule en constant déplacement, qui a vendu la mèche.

Voici le texte :

« Notre client, une importante compagnie avant-gardiste qui oeuvre dans le domaine des hautes technologies et de l'internet, est actuellement à la recherche d'un(e) chauffeur/euse classe 5 bilingue pour un projet d'envergure national. La personne recherchée sera amenée à parcourir le centre-ville dans une voiture fournie par notre client. Votre but : capter, à l'aide d'une caméra spécialisée, certains sites et attraits de la ville de Québec selon un plan de vue de 360 degrés! À cette fin, une formation complète sera offerte aux employés retenus. Il s'agit d'un contrat temporaire d'une durée de treize semaines avec possibilité de prolongation.»

Si l'emploi vous intéresse, vous devez détenir un DEC, être parfaitement bilingue tant à l'oral qu'à l'écrit; posséder un permis de conduire classe 5 valide et faire la preuve d'un dossier de conduite parfaitement vierge; vous devez démontrer un fort intérêt pour les nouvelles technologies; maîtriser les outils informatiques; présenter de bonnes aptitudes pour la communication, un solide sens de la débrouillardise et un fort potentiel pour la gestion de multiples responsabilités (matérielles, délais, etc.). Le salaire offert est de 16 dollars l'heure pour un total de 40 heures par semaine.

Pour plus de détails : adecco.quebec@adecco.qc.ca